Je ne suis pas naïf. Le courage c’est d’aller vers l’idéal en se confrontant au réel.

Je sais que, entre ce que je désire faire et ce que je pourrai faire, il y a un monde.

 

C’est pour cela qu’il n’y aura pas de promesses électorales mais deux sortes d’engagements.

Le premier sera un engagement sur l’honneur sur les aspects de la vie du Barreau qui dépendent de la volonté primordiale du Bâtonnier.

Le deuxième c’est d’engager le combat pour que l’Avocat redevienne l’acteur essentiel de la Cité. Ce sera beaucoup plus long et difficile. Mais vous serez avec moi dans cette bataille.

Enfin, et justement parce que je ne ferai aucune concession, l’honnêteté m’oblige à saluer le courage personnel de deux Bâtonniers, Jean-Marie Burguburu, pendant les lois Perben (même s’il était réticent au début, il a su écouter ceux qui pensaient différemment de lui), et Christian Charrière-Bournazel qui a appelé personnellement à la désobéissance civique concernant la délation.

Cela ne fait pas une politique mais mérite le respect.

L’ordre, au cours des deux dernières années, a pris, à grands coups de publicité et d’autosatisfaction, de nombreuses décisions qui, en apparence, semblaient aller dans l’intérêt de la totalité des Avocats.
Ces mesures sont le résultat d’une réflexion approfondie et pas du tout le fruit du hasard ; et les membres du Conseil qui les ont votées, en toute sincérité, ont été séduits (bernés ?) comme les marins par le chant des sirènes.

Ils ont cru bien faire, honnêtement, sans arrière-pensées. Mais le chemin qui mène à l’enfer est pavé de bonnes intentions.

Je vous soumets mon avis sur ces mesures. A vous de juger de leur pertinence.